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Des sociétés en mouvement. Migrations et mobilité au Moyen Âge : XLe Congrès de la SHMESP (Nice, 4-7 juin 2009)

Author:
ISBN: 9791035101725 DOI: 10.4000/books.psorbonne.10293 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:41
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Abstract

Dans son maître ouvrage La société féodale, écrit à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch avait non seulement souligné la récurrence des mouvements de peuples dans les sociétés anciennes, mais également le tournant qu'a représenté dans l'histoire occidentale « l'arrêt des invasions » au Xe siècle. Dans le « vase clos » que constitua dès lors l'Occident chrétien, la mobilité des personnes ne cessa pas mais elle revêtit d'autres formes que les auteurs de ce livre, lors des travaux du XLe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, tenu à Nice en juin 2009, ont entrepris d'explorer. Ils ont voulu aussi comprendre le sens et les fonctions de cette mobilité qui connut de profondes transformations, en Occident, entre les IXe et XVe siècles, à l'issue des grands mouvements des peuples et alors que les déplacements collectifs s'inscrivaient dans de nouvelles structures de pouvoir et de nouvelles stratégies sociales. Une première partie fait le point sur l'historiographie des mouvements migratoires (les « grandes migrations » des IVe-VIe siècles) et détaille les processus d'ethnogenèse et d'acculturation qui ont contribué à la transformation du monde antique. Sont abordés ensuite les déplacements collectifs - volontaires ou contraints, temporaires ou définitifs - liés à l'organisation des activités humaines et à l'encadrement des populations, du IXe au XVe siècle. Sont évoquées enfin les différentes formes de circulation des représentants du pouvoir - roi, pape, évêques, abbés, magistrats, etc. - afin d'asseoir leur autorité.

L’autorité de l’écrit au Moyen Âge (Orient-Occident) : XXXIXe Congrès de la SHMESP (Le Caire, 30 avril-5 mai 2008)

Author:
ISBN: 9791035101749 DOI: 10.4000/books.psorbonne.10778 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Abstract

Le XXXIXe congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public s'est tenu, en avril-mai 2008, dans une capitale orientale, Le Caire, pour faire dialoguer ensemble orientalistes et « occidentalistes » et rappeler que la richesse culturelle de l'Orient et de l'Occident au Moyen Âge vient non seulement des héritages communs, mais aussi du dialogue et des échanges qui n'ont cessé durant le millénaire médiéval. Ce volume, intitulé L'autorité de l'écrit au Moyen Age, traite tout à la fois de la production de l'écrit, de l'autorité du document et de la constitution d'archives dans l'Occident médiéval comme dans les mondes byzantin et musulman. Il envisage en premier lieu la place de l'écrit dans les sociétés où la parole et le geste sont essentiels, considérant les groupes qui ont pour métier d'écrire (rédacteurs, clercs de chancellerie, cadis...), étudiant leurs pratiques et la diffusion des techniques d'écritures mises en œuvre. L'usage de l'écrit conduit à la question de l'autorité du document produit et de son efficacité : l'écrit et les gestes enregistrés, les signes de validation, la qualité des personnes qui le présentent et celle des témoins qui le souscrivent, les choix linguistiques multiples adoptés par les rédacteurs, les situations dans lesquelles le document a été utilisé, même pour le falsifier. Dans le monde musulman par exemple, où la fiabilité de témoins intègres est supérieure à celle d'un document écrit, potentiellement falsifiable, on comprend que le statut du document écrit, son aptitude à faire preuve, soit moindre qu'en Occident où c'est une de ses premières fonctions. La constitution et la conservation d'archives sont au cœur des enjeux de pouvoir : à qui est confiée la garde des documents et dans quels lieux ? Ici aussi Occident et Orient se distinguent par leurs pratiques : les rois de France pensaient que la constitution des registres d'actes royaux manifestait leur pouvoir alors que les souverains musulmans ne voyaient pas dans la conservation systématique de leurs archives, pourtant élaborées de façon sophistiquée, un signe éminent de souveraineté. Ont enfin été abordées les questions des conservations aléatoires, des abandons, des destructions, des copies, des traductions et des faux, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de recherche.

Être historien du Moyen Âge au XXIe siècle : XXXVIIIe Congrès de la SHMESP (Cergy-Pontoise, Évry, Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines, 31 mai-3 juin 2007)

Author:
ISBN: 9791035101787 DOI: 10.4000/books.psorbonne.11642 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Abstract

Les chercheurs en sciences humaines et sociales s'interrogent depuis une vingtaine d'années sur leurs disciplines et leurs pratiques. L'histoire médiévale n'échappe pas à ce phénomène, même si, contrairement à l'Allemagne, l'historiographie française a davantage produit des bilans qu'une réelle réflexion sur les institutions, les acteurs de la recherche et les pratiques. Ce questionnement épistémologique, qui est au cœur du XXXVIIIe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, dépasse toutefois les seuls professionnels de l'Histoire, puisqu'il s'agit de réfléchir à ce que représente le Moyen Âge aujourd'hui : la demande sociale envers les médiévistes est plus forte que jamais et se nourrit à la fois du succès de mondes imaginaires, qui s'inspirent ouvertement de lui, et de la recherche d'une identité locale dans un passé millénaire. L'émergence de nouvelles modalités d'élaboration du savoir, en particulier par le décloisonnement des disciplines - les relations entre archéologie et histoire des textes, entre histoire médiévale et littérature, géographie et sciences sociales - tout comme l'examen des formes de sa diffusion - comment enseigner l'histoire médiévale ? - sont autant de défis pour les médiévistes du XXIe siècle. Par ailleurs, les bouleversements provoqués par la révolution numérique touchent directement le travail des historiens. Plusieurs contributions offrent un regard neuf sur les mutations déjà à l'œuvre dans les pratiques en raison de l'informatisation, de la numérisation et de l'utilisation d'Internet : quelles sont les nouvelles relations entre les médiévistes et l'image à l'époque de l'écran global ? Quels sont les enjeux du tournant numérique dans l'édition et l'étude des textes manuscrits ? Les organisateurs ont voulu mener ces réflexions non dans le seul cadre national, mais en associant à leurs travaux les représentants d'autres sociétés de médiévistes venus d'Europe, mais aussi d'Amérique latine, avec lesquels plusieurs établissements d'enseignement supérieur et de recherches ont tissé des liens forts depuis de nombreuses d'années. En effet, le Moyen Âge n'est nullement la « propriété » de la vieille Europe, bien qu'il soit pour elle une référence identitaire évidente.

Ports maritimes et ports fluviaux au Moyen Âge : XXXVe Congrès de la SHMES (La Rochelle, 5 et 6 juin 2004)

Author:
ISBN: 9791035101954 DOI: 10.4000/books.psorbonne.12825 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Le Moyen Âge apparaît, à bien des égards, comme un âge d'or des ports. Et d'abord parce qu'il fut une grande époque de navigation. La mer et le fleuve génèrent en effet des déplacements, des passages, des échanges en des sites soigneusement choisis et construits par l'homme. Ce sont ces sites maritimes et fluviaux, désignés par des termes issus du vieux nordique hofn ou du latin portus, qui font l'objet des études rassemblées ici. Répondant à l'invitation de la jeune université de La Rochelle, la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public y a tenu son XXXVe congrès en juin 2004. Comme il se devait dans un port atlantique et un lieu hautement symbolique, le thème retenu, Ports maritimes et ports fluviaux au Moyen Âge, touchait aux déplacements par voie d'eau. Les actes de la rencontre traitent donc de la navigation, mais aussi de toutes les activités qui lui étaient liées et des hommes qui s'y consacraient ou qui en dépendaient. Des rives de l'Atlantique à celle de la mer Noire et de la Baltique, en passant par la Méditerranée, et sans oublier les grands fleuves, les études que l'on va lire tirent parti des progrès de l'archéologie et d'une attention critique aux sources écrites pour reconstituer la topographie des sites portuaires, la variété des activités et des métiers liés aux fonctions des ports, les configurations des réseaux d'échanges construits ou non, ainsi que les mécanismes de prélèvement fiscaux et de contrôle des activités de ces lieux singuliers. Elles mettent ainsi en lumière les systèmes portuaires reliant les fleuves aux bassins maritimes, ainsi que les changements intervenus au cours des dix siècles médiévaux, en particulier de part et d'autre de la césure du xiiie siècle.

L’expansion occidentale (XIe-XVe siècles). Formes et conséquences : XXXIIIe Congrès de la SHMES (Madrid, Casa de Velàzquez, 23-26 mai 2002)

Author:
ISBN: 9791035102036 DOI: 10.4000/books.psorbonne.13628 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Croisade, Reconquête, Drang nach Osten. Autant d'expressions contestées aujourd'hui par les historiens, mais qui n'en expriment pas moins différentes modalités d'un phénomène de grande ampleur : l'expansion occidentale au Moyen Âge. Du XIe à la « première mondialisation » de la fin du XVe siècle, ce vaste mouvement aura poussé pèlerins, marchands et chevaliers des rives de la mer Noire jusqu'aux conquêtes latines de Syrie-Palestine. C'est cette histoire passionnée, et souvent obscurcie par les arrière-pensées idéologiques, qu'éclairent les actes du XXXIIIe congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, accueilli en mai 2002 à la Casa Velasquez, à Madrid. Ils permettent de mesurer tout ce qui sépare l'expansion médiévale de la colonisation moderne, dont la péninsule Ibérique fut l'un des premiers acteurs. Cela se vérifie tant du point de vue des fronts de la conquête, orientés au Moyen Âge vers l'Est et le Nord tout autant que vers le Sud, que du point de vue de ses conséquences territoriales, n'affectant que marginalement le peuplement. L'expansion occidentale ne saurait se réduire, au Moyen Âge, à l'élan inexorable d'États conquérants. Les études réunies ici permettent de restituer ce mouvement historique global dans la diversité de ses acteurs, dans la complexité de ses motivations et dans la variété de ses rythmes. Il en résulte une compréhension à la fois plus contrastée et plus sûre d'un fait historique qui appartient, qu'on le veuille ou non, au socle de l'identité occidentale.

Les relations diplomatiques au Moyen Âge. Formes et enjeux : XLIe Congrès de la SHMESP (Lyon, 3-6 juin 2010)

Author:
ISBN: 9791035101688 DOI: 10.4000/books.psorbonne.16331 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Le XLIe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public s'est tenu en juin 2010 dans l'ancienne capitale des Gaules, qui, au Moyen Âge, fut au cœur de relations complexes entre Royaume et Empire. De nos jours, les pratiques diplomatiques servent un ordre international qu'elles ne cessent de refaçonner, misant sur les révolutions, les guerres et une certaine éthique démocratique. Au Moyen Âge également, elles furent une modalité des relations entre États. Mais, parce qu'elles expriment parfois un rapport de forces et qu'elles se construisaient sur l'échange et la communication, elles tenaient aussi une place et un rôle en d'autres lieux d'expression du pouvoir. Les relations diplomatiques ne constituent pas seulement une alternative à l'affrontement, au recours aux armes et à la violence politique. Elles sont ici envisagées dans toutes leurs dimensions. Des jeux d'échelles permettent de saisir les techniques et les rites qui les structurent dans un cadre curial et, tout autant, leur évolution dans divers espaces géographiques où elles permettent d'instaurer à partir d'un désordre relationnel un ordre diplomatique. Décloisonner l'appréhension d'un tel objet historique, dépasser le seul point de vue des relations internationales ou de la politique extérieure, ouvrir l'horizon vers d'autres cultures, byzantine, musulmane, asiatique, et vers des mondes régis par d'autres références, conduit cet ouvrage à suggérer ce que les recherches sur les relations diplomatiques au Moyen Âge peuvent apporter à l'histoire de la diplomatie dans son ensemble.

Nation et nations au Moyen Âge : XLIVe Congrès de la SHMESP (Prague, 23 mai-26 mai 2013)

Author:
ISBN: 9791035101503 DOI: 10.4000/books.psorbonne.21594 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Il peut sembler paradoxal, au moment où l'histoire globale semble conquérir chaque jour un terrain plus vaste, quelle qu'en soit la période, de réfléchir encore à la « nation ». Toutefois, en réponse à une mondialisation vécue comme la dissolution d'entités et d'identités historiques spécifiques et durables, la nation semble ici et là accomplir un retour qui ne pouvait laisser les médiévistes indifférents, tant il est vrai que c'est souvent au Moyen Âge, prétend-on, que les nations modernes se seraient formées. Cependant, le mot « nation » a été à ce point investi de sens nouveaux depuis au moins le xviiie siècle que parler des nations au Moyen Âge suppose un aller-retour permanent entre Moyen Âge et modernité, exige de prêter attention à la manière dont des processus territoriaux, politiques, étatiques et aristocratiques qui appartiennent en propre à l'ethnogenèse médiévale ont été rétroactivement « nationalisés » au sens moral, affectif, guerrier et idéologique du terme.

Les serviteurs de l'État au Moyen Âge : XXIXe Congrès de la SHMES (Pau, mai 1998)

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ISBN: 9791035102173 DOI: 10.4000/books.psorbonne.22392 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Les serviteurs de l'État existent-ils au Moyen Âge ? Cette question, qui se situe au cœur des travaux du XXIXe Congrès de la Société des Historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, réuni à l'Université de Pau en mai 1998, renvoie à la lente genèse de l'État dans laquelle le poids des hommes s'est révélé essentiel. De ces serviteurs, au premier rang desquels les clercs se sont longtemps tenus - du moins dans l'Occident chrétien -, compétence et fidélité étaient requises en priorité. L'office, accordé par le prince, était soumis à des rituels d'échanges complexes, dans lesquels la question des gages était finalement secondaire, même s'il se présentait aussi comme un choix volontaire et non désintéressé. L'office était de même l'objet de stratégies prenant en compte la naissance, les alliances, les hiérarchies sociales. Les serviteurs de l'État se sont constitués progressivement en un corps social solidaire, complice et d'une stabilité remarquable, qui a largement contribué à la naissance d'un des moteurs fondamentaux de l'État moderne, la fonction publique.

Montagnes médiévales : XXXIVe Congrès de la SHMES (Chambéry, 23-25 mai 2003)

Author:
ISBN: 9791035101978 DOI: 10.4000/books.psorbonne.23225 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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Peuplées de diables ou de sorciers, lieux de mille dangers, les montagnes constituent, au Moyen Âge, l'espace d'une altérité effrayante. Elles sont pourtant fréquemment traversées par les marchands et les pèlerins qui, par leurs voyages réguliers, démentent cet imaginaire de la montagne et prouvent qu'elle n'est en rien une barrière : l'amélioration de la circulation intramontagnarde, particulièrement dans les Alpes, est un apport fondamental de la période médiévale. Mais si la montagne est avant tout un espace vécu, les historiens s'interrogent sur les spécificités des sociétés qu'elle abrite. Une autre image vient alors à l'esprit : celle de Guillaume Tell, champion d'une communauté montagnarde qui résisterait, en tant que telle, à tout contrôle politique. Au-delà de la variété des cas étudiés, les actes du XXXIVe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur public, réunis à Chambéry en mai 2003, proposent une réflexion d'ensemble sur les interactions de l'homme et du milieu montagnard au Moyen Âge et sur l'intégration du milieu dans le système de représentation des sociétés médiévales. La matière y est répartie en quatre thèmes principaux : la montagne traversée, la montagne gouvernée, la montagne vécue, la montagne imaginaire. Tandis que les géographes s'interrogent sur le concept même de montagne, les historiens médiévistes mettent à profit cette incertitude méthodologique pour questionner les spécificités des « sociétés de montagne ». L'émergence d'un ensemble de communautés plus ou moins autonomes constitue certes l'un des héritages majeurs de la période médiévale. Toutefois, ces communautés montagnardes ne vivent pas repliées sur elles-mêmes. Elles sont partie prenante d'un jeu complexe de pouvoirs qui les met aux prises avec les seigneurs locaux, laïcs ou ecclésiastiques, les villes parfois, et le prince territorial.

Histoire monde, jeux d’échelles et espaces connectés : XLVIIe Congrès de la SHMESP (Arras, 26-29 mai 2016)

Author:
ISBN: 9791035101312 DOI: 10.4000/books.psorbonne.24759 Language: French
Publisher: Éditions de la Sorbonne
Subject: History
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L’histoire globale est à la mode. Certains le déplorent, au nom de la défense d’une identité nationale qui ne pourrait être conçue que dans le cadre des frontières de ce qui est devenu aujourd’hui la France, ou éventuellement de la « chrétienté », pour y trouver d’hypothétiques racines historiques. D’autres en font un nouveau terrain de réflexion, au risque de comparaisons hasardeuses ou de connexions artificielles. Les historiens français, et les médiévistes plus encore peut-être, ont tardé à s’emparer de ces sujets venus à la fois du monde anglo-saxon et des nouveaux pays émergents. Peut-être parce qu’ils se satisfaisaient de l’héritage, pourtant ancien et maintenant questionné, de Fernand Braudel. Peut-être aussi en raison de cloisonnements académiques entre l’histoire européenne et méditerranéenne largement représentée à l’université, et celle des mondes plus lointains qui s’épanouit dans d’autres cadres institutionnels. Les mondes médiévaux sont pourtant profondément connectés, parfois à très longue distance, et il n’a pas fallu attendre les Grandes Découvertes et la modernité pour voir des hommes et des femmes se déplacer et échanger, parfois au loin. Il appartenait donc à la communauté des médiévistes de réfléchir sur les modalités de ces connexions, non pour revendiquer l’existence précoce d’un « village global » ou pour nier l’existence d’espaces et de mondes qui ont leur propre cohérence interne à une époque donnée, mais pour réfléchir aux conditions épis- témologiques d’une telle approche. À quelle échelle doit-on penser les phénomènes historiques ? Telle est la question, centrale pour toute recherche, que pose ce 47e congrès de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public. Les communications réunies dans ce volume d’actes s’ouvrent donc sur des horizons vastes, vers l’Asie centrale et l’Extrême-Orient, vers l’Afrique subsaharienne et l’océan Pacifique, sans négliger pour autant des espaces européens et méditerranéens qui nous sont a priori plus familiers, en interrogeant leurs connexions et en menant des comparaisons fécondes. C’est donc à une histoire globale et connectée du Moyen Âge, largement ouverte sur le monde, qu’invite la lecture de cet ouvrage. En témoignant de la vitalité de la recherche française et de sa diversité, il pose à nouveaux frais la question, tant débattue, des « racines » de nos mondes contemporains.

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Éditions de la Sorbonne (19)


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