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De la religion de tous à la religion de chacun : Croire et pratiquer à Orléans au XVIIIe siècle

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ISBN: 9782753566477 DOI: 10.4000/books.pur.120822 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: Religion
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

La vie religieuse d’Orléans au XVIIIe siècle est habituellement résumée autour de deux éléments majeurs : le jansénisme et la déchristianisation, ou du moins l’éloignement de la religion. Les figures épiscopales de L.-G. Fleuriau, pour le premier, et de L.-S. de Jarente, pour la seconde, incarnent cette réalité. Pourtant, au travers de la présentation de la vie paroissiale et de sa gestion quotidienne (comptes, délibérations, rapport avec le curé, aménagement de l’église), des fêtes, des processions, des confréries, des testaments, du jansénisme, de la vie des dévots, de la présence d’objets, d’images et de livres pieux dans les maisons et de leur localisation dans les intérieurs, la réalité religieuse s’avère beaucoup plus complexe. Non seulement l’importance du jansénisme est à nuancer, du moins à préciser, mais la déchristianisation n’est pas de mise. De nombreux Orléanais vivent à l’écart des querelles jansénistes. La religion de la croix et de la sensibilité, pourtant présentée comme l’opposé du jansénisme, se diffuse autour des jésuites. De ce point de vue, en poussant la porte des églises d’Orléans au XVIIIe siècle, des confréries et des maisons, en suivant les missions et les processions, ce livre offre une image plus équilibrée et concrète de la vie religieuse locale. Le jansénisme s’avère alors important surtout par les discussions qu’il motive, les querelles, qui poussent les fidèles à prendre position. Il en est de même pour la déchristianisation. Loin de reculer, la nature de la religion change. Les paroissiens donnent moins d’argent aux quêtes, mais investissent davantage dans les bancs à l’église. Certaines confréries voient leurs effectifs diminuer, mais leur dévotion est plus spiritualisée et, au final, leur vitalité est maintenue. Surtout, le testament et l’inventaire après décès résument ces évolutions. La place de la religion diminue dans le premier, sans disparaître, mais obéit de plus en plus à une volonté personnelle. De même, l’inventaire nous permet d’entrer dans les maisons orléanaises, de l’hôtel aristocratique au logis artisan. Partout les livres, images et objets pieux sont de plus en plus présents et forment ce que nous avons appelé un « complexe religieux domestique » qui atteste d’une place croissante laissée à la religion dans la sphère privée. Cette lecture globale, dans une variété de documents et pour toute la société, souligne la nécessité de confronter tous les plans de la vie religieuse (individuel/ collectif, ecclésiastique/laïc, public/privé) et atteste non pas d’une déchristianisation, mais d’une individualisation et d’une privatisation des pratiques, du passage d’une religion quantitative et massive à une attitude plus personnelle. En un mot, le passage d’une religion de tous à une religion de chacun.

Ordonner et partager la ville : XVIIe-XIXe siècle

Authors: ---
ISBN: 9782753568044 DOI: 10.4000/books.pur.122073 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

L’ordre urbain n’est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C’est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d’étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l’intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D’une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l’ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l’inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l’ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l’ordre. D’autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l’époque moderne, est interrogée dans son rapport à l’espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du XIXe siècle ou à la construction d’un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d’une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.

L'anecdote entre littérature et histoire : À l'époque moderne

Authors: --- --- ---
ISBN: 9782753557000 DOI: 10.4000/books.pur.53874 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: Languages and Literatures
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:47
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Issu d'un projet pluridisciplinaire mené par les membres de l'équipe CLARESS du laboratoire POLEN, ce volume rassemble les contributions d'historiens, de littéraires et d'historiens de l'art qui, par le biais d'une approche globale, saisissent l'anecdote à l'époque moderne, comme forme littéraire et pratique sociale. Cet ouvrage part du constat de la présence de l'anecdote dans une pluralité de genres et de domaines (l'écriture historique et celle des mémoires, les textes judiciaires, les écrits de polémique, les traités d'éducation, les sermons, les correspondances, les récits de voyages, la presse). Quatre axes organisent la réflexion. Les deux premiers concernent la place de l'anecdote dans la biographie. Loin d'être seulement un élément de divertissement, elle est une composante essentielle du récit et contribue à replacer l'individu dans une figure type. En outre elle apparaît, et c'est la troisième approche, comme constitutive de systèmes de valeurs. Cette problématique est traitée ici au travers des exemples de l'éthique et du politique. Se posant comme exemple incarné, l'anecdote vise à asseoir une morale. Dans le domaine politique, elle contribue à la construction d'une rhétorique spécifique qui permet d'aborder des idées plus générales. Cet aspect ouvre sur une problématique de la circulation, des sociabilités et des usages de l'anecdote entre des genres différents, entre des espaces géographiques, entre des versions successives d'un même texte. Elle suppose des connivences entre les adeptes. Ce faisant, elle apparaît, dans l'optique pluridisciplinaire choisie, non seulement comme une forme littéraire, mais aussi comme un observatoire des évolutions sociales, culturelles et intellectuelles de l'époque moderne.

Keywords

anecdote --- biographie --- mémoires --- conte

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