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Gens de mer : Ports et cités aux époques ancienne, médiévale et moderne

Authors: ---
ISBN: 9782753569614 DOI: 10.4000/books.pur.135402 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

L'originalité de ce livre est de proposer sur le temps long, de l'Antiquité à la fin du XVIIIe siècle, une étude de la place occupée par le monde de la mer dans le jeu politique des cités portuaires. À l'époque romaine, les capitaines, les armateurs, les négociants maritimes possédant une certaine richesse étaient-ils inscrits dans les sénats locaux ? Quel était leur rôle dans la vie civique ? Aux époques médiévale et moderne la problématique évolue : ville-État ou détenant une large autonomie, simple ville portuaire, les enjeux sont différents : contrôler l'État ou dominer l'économie locale en s'assurant le pouvoir municipal qui maîtrise l'administration des activités portuaires, s'assurer la prééminence politique. Pourtant la communauté professionnelle maritime se stratifie et éclate socialement et politiquement. Le temps des officiers qui pouvaient porter l'un des leurs au pouvoir laisse la place à une communauté de navigants de plus en plus exclue du jeu politique par une élite de brasseurs d'affaires maritimes qui s'accapare l'État dans les villes italiennes ou dans les villes de l'Europe septentrionale, sans éliminer toute contestation du monde des métiers ou d'un État central qui s'affirme, réduisant bientôt sa sphère d'intervention. Or, à l'époque du négoce triomphant, elle doit aussi tenir compte du rapport de force avec le monde de l'office et de la noblesse qui n'est pas insensible aux réussites que procurent les activités maritimes, l'attractivité n'étant pas à sens unique. L'ouvrage analyse tout autant les logiques qui expliquent la fermeture des conseils municipaux aux gens de mer que celles qui, au contraire, sont favorables à l'entrée des marchands dans la société politique locale. Il souligne la participation des notables et des aristocrates à la vie maritime et tente de rendre tangible le poids exercé par des puissances extérieures sur la gouvernance municipale. La question de l'intégration des gens de mer dans les instances politiques de leur ville dévoile des structures politiques sous-jacentes variées. À l'attitude fermée des élites dans le monde romain, les temps médiévaux et modernes semblent proposer des choix plus diversifiés – ainsi l'accession des élites maritimes à la tête de l'État génois et des grands ports de la Baltique et sa transformation pour une part en noblesse militaire, ou la rotation des élites et des offices encouragée par l'État moderne en France.

Keywords

marin --- port --- nauclère --- commerce --- navigation

Les chemins de la mer : Saint-Tropez : petit port méditerranéen (XVIIe-XVIIIe siècles)

Author:
ISBN: 9782753567269 DOI: 10.4000/books.pur.100437 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:45
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Saint-Tropez, « pittoresque port de pêche », « aimable port de cabotage ». Saint- Trop’, « fille de la mer » et station balnéaire internationale… Les clichés et les réalités sont connus qui écrasent un passé maritime réduit aux labels de cité « corsaire » ou « du bailli ». Pourtant Saint-Tropez, petit port d’un complexe portuaire centré sur Marseille, a connu de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe siècle, un temps de croissance de l’espace urbain et de la population en réponse au dynamisme de la vie maritime. Plus de la moitié de la population active masculine est alors composée de marins soumis au service des classes sur les vaisseaux du roi. À côté d’une petite pêche côtière aux techniques traditionnelles qui ne mobilise qu’un nombre réduit de travailleurs, des fermiers exploitent des pêcheries fixes ou madragues pour la capture des thons, source de revenus et objets de longs conflits. Toutefois Saint-Tropez est avant tout un port d’armement qui dispose d’une flotte marchande importante – la troisième en nombre et en tonnage de la France méditerranéenne au XVIIIe siècle –, variée et en constant renouvellement, issue de chantiers locaux ou voisins. Ces bâtiments de mer sont mis au service d’un petit cabotage pour approvisionner la cité relativement isolée et distribuer les ressources de terroirs voisins (bois, vin, châtaignes, liège). Les navettes, lignes et circuits établis entre le Languedoc, la Provence, la rivière génoise et la Toscane dessinent les contours de cet espace marchand et rendent compte d’un grouillement le long des rives méditerranéennes. Cependant, si le cabotage de proximité anime le mouvement portuaire, les expéditions vers le Levant demeurent fondamentales. La caravane maritime, forme de tramping dans le bassin oriental de la Méditerranée et vers l’Afrique du nord, donne les impulsions majeures à la vie de la cité, jusqu’à définir le XVIIIe siècle tropézien. Dans ce type de navigation, où se mêlent transport et négoce, les capitaines, colporteurs ou « vagabonds des mers » à l’instar du modèle génois, sont les pivots d’entreprises originales. Ces capitaines aventuriers, qui pratiquent la « cueillette » dans les eaux ottomanes, sont au cœur d’organisations marchandes qui apportent aux sociétés des petits ports d’armement la flexibilité indispensable pour se glisser dans les interstices laissés libres par Marseille. Le cas de Saint-Tropez tend à montrer combien un petit port peut être un observatoire et le miroir des mutations des sociétés littorales et des économies maritimes considérées sur le temps long.

Les corsaires de Granville : Une culture du risque maritime (1688-1815)

Author:
ISBN: 9782753569652 DOI: 10.4000/books.pur.115328 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Entre le xviie siècle et la chute de Napoléon Ier, le port terre-neuvier de Granville pratique régulièrement la guerre de course. Toute une population littorale se retrouve ainsi impliquée dans une aventure maritime où le désir de faire fortune côtoie constamment le risque d’y laisser sa vie, son bien et ses illusions. Portée par une poignée d’armateurs particulièrement entreprenants et audacieux, l’activité du port bas-normand est éclatante. Des bâtiments de toutes tailles – du simple lougre de 3 tonneaux aux grands navires, pouvant jauger jusqu’à 530 tonneaux – se retrouvent armés pour le meilleur et pour le pire. Les satisfactions des uns côtoient les déceptions des autres. Granville devient pourtant le 3e port corsaire métropolitain français sous Louis XVI par le nombre d’armements et par la valeur des prises rapportées. De quoi contenter tout le monde, pourrait-on penser. C’est toutefois oublier que la course est une activité périlleuse. Ce livre, tiré d’une thèse en histoire, est avant tout une étude sociale de la guerre de course granvillaise. Pourquoi les armateurs et les gens de mer s’engagent-ils dans une activité qui comporte autant de risques ? Vers quels risques, d’ailleurs, et quels bénéfices ? Pour la première fois, une étude est menée auprès de 1 350 hommes d’équipages afin de saisir la nature de ces dangers et mesurer précisément leur importance. De quoi remettre en question bien des clichés ! Avec rigueur, passion et simplicité, l’auteur réussit non seulement à expliquer les armements, les équipages, les préoccupations des armateurs et la vie des corsaires en mer, mais aussi à montrer à quel point la guerre de course correspond véritablement à une culture du risque maritime.

Le port de Nantes au XVIIIe siècle : Construction d’une aire portuaire

Author:
ISBN: 9782753568013 DOI: 10.4000/books.pur.121800 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
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Abstract

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’essor des grands commerces transocéaniques provoque une évolution de la hiérarchie des ports français et un phénomène de concentration au profit de quelques organismes majeurs. L’affirmation de ces places s’accompagne d’une tutelle croissante exercée sur les havres situés dans leur environnement immédiat, entraînant la constitution d’aires portuaires maritimes. Dans le cas de Nantes, des avant-ports sont implantés au sein de l’estuaire de la Loire ; le principal est Paimbœuf. Le long de la proche façade atlantique, une zone où les échanges par voie de cabotage sont denses peut être mise en évidence. L’étude des bâtiments fréquentant le port de Nantes révèle également le rôle essentiel des flottilles des ports proches. Parmi les ports environnants, certains participent à la pêche morutière et/ou au commerce avec les îles de l’Amérique, tels Vannes, Le Croisic, Pornic ou Les Sables-d’Olonne. Au-delà de la fonction de port de décharge assurée par la cité ligérienne, les Nantais disposent de différents moyens pour participer à ces expéditions. Enfin, l’aire portuaire se décline à l’échelle humaine, d’une part à travers les relations entretenues par les élites des ports proches avec la place commerciale nantaise et, d’autre part, par le bassin de main-d’œuvre pour les navires nantais que constituent les sites de l’aire portuaire.

Les Européens dans les ports en situation coloniale : XVIe-XXe siècle

Authors: ---
ISBN: 9782753564244 DOI: 10.4000/books.pur.62066 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:48
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Abstract

Depuis le XVe siècle jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, un certain nombre de pays européens ont été des puissances coloniales. À cet égard, les espaces portuaires situés dans les différentes régions du monde où les Européens se sont installés ont constitué des marchepieds stratégiques de leur présence puis de leur emprise progressive sur les territoires ultramarins. Ces ports ont reçu plusieurs formes et été investis de différentes fonctions, parfois spécialisées, parfois cumulatives : militaire, commerciale, administrative, centre de transit des travailleurs déportés, etc. Pour ces diverses raisons, ils se sont imposés comme des lieux d'implantation privilégiés des Européens servant ou travaillant aux colonies. À bien des égards même, ils se sont imposés comme des espaces de centralité des empires en construction et en développement. Les articles présentés dans ce numéro proposent donc, à travers certaines études de cas, de considérer les différentes formes d'instrumentalisation par les Européens de ces espaces que sont les ports en situation coloniale.

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