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Républiques sœurs : Le Directoire et la Révolution atlantique

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ISBN: 9782753566873 DOI: 10.4000/books.pur.124167 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Un peu plus de cinquante ans après sa conceptualisation, qu’en est-il de la « Révolution atlantique » proposée par Robert Palmer et Jacques Godechot ? Une ère de la liberté, celle des démocraties modernes, celles des républiques fondées autour d’un État-nation, allait naître, après 1789, non sans heurts ni violences, mais avec une matrice commune, construite de part et d’autre de l’Atlantique sur la certitude de garantir les droits de la souveraineté des nations par la rédaction de constitutions et sur la conviction de devoir protéger les libertés individuelles par l’octroi de droits imprescriptibles à chaque citoyen, (mais différents pour les citoyennes), politisé et responsable. Dans cette perspective, il est temps de déconstruire le mythe d’une France comme la « Grande Nation » (première grande manipulation langagière de Bonaparte) mais de considérer le Directoire (1795-1799) comme une république européenne, un carrefour d’expériences largement partagées au niveau d’un continent encore en guerre. Ainsi, le Directoire, et malgré tous ses défauts sans cesse exagérés depuis deux cents ans, doit retrouver la dimension d’un laboratoire des sciences politiques ouvert sur le monde américain, européen, mais aussi sur la Méditerranée. Ce volume permet d’interroger la façon dont les différentes révolutions et républiques se sont plus qu’enchaînées, emboîtées, comment elles se sont regardées et comprises, comment elles ont reçu et assimilé les nouvelles des changements radicaux dans d’autres espaces politiques et géographiques, et en retour comment elles ont honoré ou stigmatisé d’autres expériences de rupture. Cela autorise aussi à penser la façon dont leur parcours spécifi que a engendré des modèles différents : républiques démocratiques, fédérales, consulaires, laïques ou fortement marquées par le fait religieux…

Ordonner et partager la ville : XVIIe-XIXe siècle

Authors: ---
ISBN: 9782753568044 DOI: 10.4000/books.pur.122073 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

L’ordre urbain n’est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C’est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d’étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l’intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D’une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l’ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l’inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l’ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l’ordre. D’autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l’époque moderne, est interrogée dans son rapport à l’espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du XIXe siècle ou à la construction d’un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d’une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.

La République en voyage : 1770-1830

Authors: ---
ISBN: 9782753569492 DOI: 10.4000/books.pur.135012 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

Des années 1760 à 1830 le monde bascule. Tout autour de l'Atlantique, sur le pourtour de la Méditerranée, au-delà même du Cap de Bonne-Espérance, un vent de révolution change durablement les sociétés en les faisant entrer dans l'ère contemporaine. De nombreuses études se sont penchées ces dernières années sur la révolution politique qu'a constituée la naissance de la république moderne, et de nombreuses monographies ont par ailleurs traité des voyages. Ce volume réunit les deux aventures. On s'y demande comment une pratique ancienne, le voyage, rencontre une idée nouvelle, la République. Observer les autres sociétés, les coutumes de populations différentes, se transporter ailleurs, partir comprendre sous d'autres cieux, chercher à comparer les gouvernements républicains anciens, nouveaux ou en gestation, ouvrir sa curiosité à un cosmopolitisme des nations, découvrir d'autres modèles politiques que le sien, tout cela devient une sorte de propédeutique tantôt spontanée, tantôt bien organisée, parfois forcée. Il en résulte un transfert d'idées, de personnes et d'expériences que l'aire et l'ère des révolutions atlantiques ont rendu possible depuis le début de la Révolution américaine jusqu'aux premières révolutions du XIXe siècle naissant. Les deux univers du périple et de la citoyenneté s'enrichissent l'un par l'autre, le voyage politique se réinvente de façon originale dans l'exil, dans la conquête, dans l'expédition savante, dans la visite accomplie seul ou en groupe. La pratique du voyage se régénère dans le sens nouveau que lui donnent les républicains des Lumières et des Révolutions. Les deux formules « Where liberty is not this is my country » et « là où se trouve la liberté est mon pays » invitent de façon inverse au même mouvement : porter la république au-delà de ses frontières.

« Extrême » ? : Identités partisanes et stigmatisation des gauches en Europe (XVIIIe-XXe siècle)

Authors: --- --- ---
ISBN: 9782753568754 DOI: 10.4000/books.pur.126840 Language: French
Publisher: Presses universitaires de Rennes
Subject: History
Added to DOAB on : 2019-12-06 13:15:46
License: OpenEdition Licence for Books

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Abstract

En inventant la droite et la gauche comme forme de positionnement politique, la Révolution française voit poindre, aux confins d’un échiquier ainsi redéfini dès la fin de 1789, des formes de radicalité qui ont contribué à rendre le débat plus tendu. En même temps que la politique naît une forme d’« extrémisme » à droite comme à gauche, qui se caractérise par une grande attention théorique tout autant que par des pratiques de rupture avec le débat supposé plus calme des Assemblées. Les actes de ce colloque se proposent d’interroger la notion d’« extrême » depuis son apparition dans le débat révolutionnaire jusqu’à ses plus récentes manifestations, en France ou en Italie par exemple, où une gauche radicale a pu se manifester et continue d’exister sous différentes formes. Ce sont de multiples facettes de cette réalité mouvante qui sont ici proposées et étudiées. Qu’en est-il d’une définition précise de l’« extrême » ? Est-ce une posture idéologique revendiquée dans une Assemblée représentative ? Ou bien, de par sa radicalité, ne peut-elle se déclarer que dans un espace autre, celui de la militance, de la société civile et de l’action sociale ? Est-elle une réalité homogène ou bien à son tour traversée de nuances, voire d’oppositions qui la divisent ? Ne serait-elle pas plutôt une réalité et un mot imposés par ses détracteurs inquiets ou agressifs, sous la forme d’un stigmate visant à décrédibiliser depuis deux cents ans ceux dont la politique est dite d’« extrême gauche » ? « Extrême » devient alors un stigmate qui permet de ranger sous un même mot le terroriste, le partageux, la pétroleuse, ou le militant syndical trop actif. Qu’en est-il des acteurs de cette radicalité de gauche ? Qu’en est-il des systèmes de représentations qui, depuis plus de deux cents ans, tentent de la marginaliser au nom d’une politique du bon sens, au nom d’un centre modéré rejetant à sa périphérie celles et ceux qui sont considérés comme des dangers pour l’ordre public et social ? Il s’agit ici d’ouvrir des pistes pour inscrire dans l’histoire du politique cette réalité de la gauche « extrême », ces combats d’images, ces luttes de mots, autour d’une pensée et d’une pratique de gauche dont on essaie de savoir si elle est « extrême » parce que décalée par des discours dominants faisant de la modération l’objet de l’ordre politique.

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